Splendido, plan Cornu de 1965

Splendido est un voilier d’exception.

C’est un yawl bermudien en bois de 45 pieds (13m67), construit en un unique exemplaire sur un plan Eugène Cornu.

Le Chantier Rameau, à Etel dans le Morbihan, s’est chargé de la construction et de l’aménagement intérieur.

A cette époque, l’architecte naval Eugène Cornu s’était spécialisé dans la construction de voiliers dits « CR » (pour Cruiser – Racer en anglais, course croisière en français).

Voilier très habitable, c’est un élément exceptionnel du patrimoine maritime français. Il est labellisé BIP (Bâtiment d’Intérêt Patrimonial) par l’association Patrimoine Maritime et Fluvial, en 2014, sous le n° D60268.

Voir sa fiche descriptive complète sur le site de l’association Patrimoine maritime et fluvial.

Splendido sous spi aux Baléares dans les années 2000, alors qu'il appartient à l'Allemand Karl PEGA.

53 ans d’histoire…

Splendido est né Mad Fal en 1965. Construit au chantier Rameau d’Étel (Morbihan), il est l’avant-dernier bateau dessiné par Eugène Cornu (1903-1987). Ses premiers bords tirés, Mad Fal remporte la régate Cherbourg-Cowes de juillet 1965 en temps réel. Il confirme les qualités que Cornu avait voulu lui insuffler.

Mad Fal se révèle une bête de course capable de rivaliser avec les plus grands. Yves Guillou (1915-2004), architecte ayant marqué l’histoire de la ville de Vannes, est le premier propriétaire et barre le bateau. Il courra en 1965 la Cowes – Dinard du RORC, inscrit avec la Société des Régates de Vannes à laquelle appartient Guillou.

Rares aujourd’hui sont ceux et celles qui ont côtoyé Guillou et son Mad Fal. Cependant beaucoup se souviennent de ce bateau breton qui a couru à la fin des années 60. Mais dès la régate du RORC Cherbourg – Eddystone – Solent de juillet 1967, Guillou court avec Mad Fal II. C’est donc à cette époque que Mad Fal est cédé. Le nouveau propriétaire est anglais, mais c’est un skipper italien qui entretient et habite le bateau. Mad Fal quitte la Bretagne pour les Baléares, où il est baptisé Splendido.

Le skipper italien, dont le nom nous échappe, a vécu sur le bateau jusqu’en 1971, date à laquelle il décède à bord. Le bateau est alors à Minorque. Il est saisi par les douanes espagnoles pendant quelques années, sûrement jusqu’en 1973. Un premier Allemand devient propriétaire, Christian WEISER (nom incertain), qui l’amène sans doute à Majorque. Splendido est alors immatriculé à Hambourg. Un second Allemand, Karl PEGA, l’acquiert ensuite et le ramène à Minorque où il loge à Mercadal, route de Saint Georges. Pega est titulaire d’un doctorat et est sans doute mort aujourd’hui. Jo IGLESIAS, en 2007, le rachète à PEGA par le biais d’un courtier, Pedro’s Boats.

En 2009, Splendido dispute sa dernière course : le Trophée Bailli de Suffren organisé par la Société nautique de Saint-Tropez. En 2014, Splendido est classé « Bateau d’intérêt patrimonial ». En 2016, Georges Iglesias le cède à son ami Nans Bellelle pour son anniversaire. Le bateau est alors au Chantier naval Spano du Grau-du-Roi.

Aujourd’hui, nous cherchons encore à faire la lumière sur toute l’histoire du bateau. Nous nous sommes plongés dans l’histoire du chantier Rameau, aidé en cela par le musée des Thoniers d’Étel. Nous avons retrouvé une partie des plans utilisés par Cornu. Il reste encore beaucoup à découvrir sur Splendido…

Téléchargez le dossier de présentation ci-dessous !

Splendido voguant dans un bien étrange océan.
Splendido voguant dans un bien étrange océan.